Résumé du livre Le discours - Fabrice Caro
"Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c'est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c'est possible, qu'on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l'assiette, qu'on ne quitte pas son amoureux parce qu'il fait du bruit en buvant son café."
Lors d'un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu'il doit prendre la parole au mariage de sa soeur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres, il n'espère qu'une chose : que Sonia revienne.
Un récit digne des meilleures comédies romantiques, où l'on retrouve l'humour décalé de Zaï zaï zaï zaï.
Critique littéraire de ReadTrip à propos de Le discours - Fabrice Caro
J’ai souvent entendu parler de Fabrice Caro comme une sorte de trublion de la littérature, d’auteur de la réplique cocasse et de l’humour à pas piqué des hannetons. Résultat des courses, j’étais hyper impatiente de le découvrir, car généralement, je suis assez friande de joutes verbales et d’humour bien senti voire un peu acide par moment. Et j’avoue que je suis entrée dans cette lecture plutôt ravie et confiante, car j’étais déjà en train de rire dès la page deux.
Effectivement, côté humour, Fabrice Caro y va franchement, avec pas mal de comique de répétition, de situations parfois à la limite du grotesque et d’images absurdes. Malheureusement, assez rapidement, les touches d’humour n’ont pas suffi pour totalement me convaincre et m’embarquer. Le problème, c’est que tout du long, nous ne sommes qu’en présence d’une longue logorrhée plaintive du personnage principal que ce soit durant le repas chez ses parents ou dans les excursions racontées de sa vie amoureuse passée. Et je n’ai malheureusement eu aucune empathie pour cet Adrien qui tout du long ne fait que ressasser le fait qu’il se soit fait plaquer.
C’est dommage parce que même avec une thématique plutôt triste de prime abord comme la rupture il est tout à fait possible d’être extrêmement drôle (moult humoristes l’ont déjà prouvé.) mais avec cet auteur, j’ai surtout eu le sentiment assez rapidement que l’on tournait en rond et que je plongeais dans un marasme de ouin ouin qui ne me faisait pas rire. En lisant "Le discours", tout du long, j’avais en tête le personnage d’Antoine du film Les petits mouchoirs, à la place d’Adrien. Exactement la même typologie de mec.
J’avais vraiment envie d’aimer la plume et l’humour de Fabrice Caro mais force est de constater qu’en tout cas avec "Le discours" cela ne l’a que très moyennement fait. Je ne sais pas s’il s’agit de l’un de ses romans les plus réputés, mais en tout cas, j’avoue qu’après avoir terminé cette lecture, je ne suis pas particulièrement emballée à l’idée de lire de nouveau ce romancier à l’avenir. Je sais qu’il est difficile de faire rire en littérature et "Le discours" en est un parfait exemple. De plus, je doute franchement de revenir quoi que ce soit de cette histoire d’ici peu de temps. Dommage.
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.
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