Résumé du livre La fin du voyage - Arnaldur Indridason
Jonas Hallgrimsson est naturaliste et poète, il étudie à Copenhague, crée une revue de poésie et vit une bohème estudiantine grisante, romantique, entouré d’écrivains comme H.C. Andersen, ils font des balades, chantent en chœur. Il va voir Humboldt à son retour des Amériques. Il est amoureux d’une jeune fille, mais n’ose pas se déclarer.
Il a rencontré pendant les vacances Keli, un jeune garçon, berger et rêveur, né dans une famille très pauvre qui est devenu son ami. Le sort va les frapper impitoyablement tous les deux au même moment : Jonas va se casser la jambe, être hospitalisé et victime de la négligence du chirurgien. Keli va disparaître dans la campagne déserte de l’intérieur du pays. Les délires de fièvre de Jonas sont hantés par l’image de l’ami disparu, et une enquête est lancée par le bailly de la région sur la disparition.
Les méthodes d’enquête sont étonnantes dans cette colonie lointaine et peu peuplée, parmi des paysans miséreux. Les explosions de violence y sont nombreuses.
Critique littéraire de ReadTrip à propos de La fin du voyage - Arnaldur Indridason
Si vous voulez prendre un énorme shot d’immersion totale en Islande, lisez "La fin du voyage". Arnaldur Indridason est avant tout historien ET islandais, et ça ce ressent complètement dans ce roman. En effet, avec "La fin du voyage" l’auteur nous plonge littéralement au coeur de l’Islande du milieu du 19e siècle, sous domination danoise, avec toute l’animosité que cela peut provoquer, sans oublier de nous faire revivre la rudesse de la vie dans ce territoire reculé où la Nature est loin d’être clémente.
En parallèle de tout ce pan socio/politique de l’époque, l’auteur s’est également attardé à mettre en avant sa langue. Grâce au personnage de Jonas qui, bien que sa vie soit grandement romancé dans ce titre, est un poète islandais qui a vraiment existé, Arnaldur Indridason met en avant les origines de sa langue, la façon dont elle s’est construite, dont elle s’est défendue pour continuer à exister face au danois. De plus, il démontre très bien je trouve à quel point la poésie est importante en Islande (je ne sais si c’est toujours le cas mais ce le fut pendant longtemps). Que ce soit pour transmettre des sentiments, dénoncer des injustice, porter aux nues les valeurs de son pays ou encore mettre en valeur la Nature et les croyances propres au peuple islandais, la poésie est un formidable vecteur présent et intégré dans leur société.
Pour toutes ces raisons, et parce que quoi qu’on en pense, Arnaldur Indridason n’écrit pas avec les pieds,"La fin du voyage" est un roman intéressant. Vraiment si vous avez envie de plonger au coeur de l’Islande du milieu du 19e et tenter de comprendre un peu mieux comment l’Islande actuelle s’est construite, alors allez-y, vous devriez trouve ce texte passionnant.
Pour ce qui est du pan de l’histoire présenter comment presque "un thriller", j’ai, je dois l’avouer, été beaucoup moins emballée. En effet, j’ai trouvé que tout ce qui concernait la disparition du jeune Keli était très dilué et au final assez peu intéressant. De même que les incursions au présent au chevet de Jonas. D’accord ces passages permettent de dresser un portrait de l’Islande et surtout de son rapport à ce moment-là au Danemark, et permet également de tracer les contours de la vie et du passé de Jonas mais la réalité c’est que je me suis pas mal ennuyée à la lecture de ce titre.
Je pense que tout simplement je m’attendais à lire une histoire avec plus de tension, plus de suspense et moins de pendants historiques. Que voulez-vous, je reste malgré tout avant tout une lectrice de thrillers et de polars plus que de romans historiques et surtout, je dois me rendre à l’évidence que j’adore Arnaldur Indridason avec sa saga Erlendur, dans laquelle il écrit vraiment du polar sur fond de roman noir sociétal, plus que quand il écrit du roman historique. Je ressens la passion de l’auteur pour l’histoire de son pays et l’amour de sa langue natale ainsi que son envie de la défendre et cela est on ne peut plus louable mais en terme de pure plaisir de lecture, ce n’est pas là que personnellement je l’apprécie le plus.
Je continuerai malgré tout avec plaisir à le lire car comme je le disais j’adore quand il m’embarque dans la vie de son personnage d’Erlendur et pour l’instant, Arnaldur Indridason reste le meilleur auteur islandais que j’ai lu.
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.
Ajouter un commentaire