Résumé du livre Bureau 26
Une série d'attentats à travers l'Europe vise des hommes politiques et, de façon surprenante, le pape. Au bureau 26 d'Interpol, c'est la stupeur. Gabriel d'Amore, agent exigeant et polyglotte prodige, est désigné pour rechercher un lien, un dessein commun entre ces crimes afin d’aider les polices locales. Il y discerne une esquisse de marche du monde vers le chaos.
Des ruelles de Beyrouth jusqu'aux clubs berlinois, D'Amore est emporté par sa traque : dans son viseur, une IA en mesure d’interpréter et d’anticiper les modes opératoires criminels. Mais dans l'ombre du virtuel ses propres cauchemars se réveillent.
En proie à la violence du monde mais aussi à la sienne, Gabriel se révèle sous de multiples jours : père célibataire attaché à ses filles, homme élégant, amoureux de musique classique, mais aussi enquêteur pugnace et tête brûlée prêt à tout pour faire éclater la vérité.
Critique littéraire de ReadTrip à propos de Bureau 26
Petit nouveau dans le milieu du thriller français et je pense (en tout cas j’espère) que Elie Maucourant n’aura pas fini de faire parler de lui ! Cette, ce n’est pas son premier roman puisque le monsieur a déjà écrit et publié plusieurs titres par le passé dans le genre fantaisie/fantastique. Néanmoins, pour une première dans le thriller c’est hyper prometteur et très réussi ! Ce qui m’a tout de suite frappé d’autant cette lecture, c’est là plume de l’auteur. Parce que malheureusement, souvent dans le milieu du polar et du thriller, on rencontre des plumes assez simple, un peu passe-partout voire simplistes. Or avec Elie Maucourant ce n’est absolument pas le cas. Au contraire. J’ai trouvé son style d’écriture à la fois singulier, solide et très qualitatif. Que ça fait plaisir de lire une plume à la fois vibrante, entraînante et riche de vocabulaire et de tournures un peu recherchées. À noter tout de même que son écriture a quelque chose de très masculin, un peu « burnée » oserai-je dire et pour autant bien travaillée avec une sensibilité sous-jacente. J’ai trouvé son style incisif et juste. Vraiment, niveau plume, pour moi c’est tout bon ! Attention par contre à l’utilisation un peu à outrance (surtout au début) des acronymes. Je comprends que cela renforce le côté réaliste et immersif dans les milieux explorés dans ce titre, mais en tant que lecteur, on peut parfois se sentir franchement un peu perdu au milieu de tout ce jargon pseudo-professionnel. Je suis par contre ravie d’en avoir appris plus sur le fonctionnement et le rôle d’Interpol que je n’imaginais pas ainsi. On sent tout du long que l’auteur s’est bien renseigné et documenté et cela donne en fin de compte un thriller aux accents de polar plutôt bien ficelé et crédible. L’autre élément fort de « Bureau 26 » c’est tout simplement son personnage principal, Gabriel, employé par Interpol, père de deux filles qu’il élève, polyglotte, grand amateur de vin, de musique classique et de fringues bien coupées. J’avais hâte de voir ce que ce personnage allait donner et je dois dire que c’est plutôt réussi. Non, il n’est pas parfait. Son côté écorché, qui ne sait parfois pas se contrôler, m’a rappelé pas mal de personnages ayant ce profil que j’ai déjà rencontré mille fois dans ce type de littérature, mais pour le reste, je l’ai beaucoup aimé. C’est clairement un personnage dont je me souviendrai. J’ai adoré la relation qu’il a avec ses deux filles. Là encore tout n’est pas parfait, mais une chose est certaine, c’est qu’elles sont le centre de son univers et que ces trois-là sont liés par un amour immense. Je ne serais pas contre l’idée de lire de nouvelles aventures avec Gabriel et voir au passage sa puce et sa grande, comme il les appelle, grandir et évoluer. Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, j’avoue qu’au début, j’avais quelques réticences, car il me semblait qu’on s’enfonçait pas mal dans un thriller aux accents politiques, ce qui n’est clairement pas ce que je préfère lire. Et finalement, les choses évoluent, et même si certaines scènes étaient à mon goût un peu trop « poussées « j’ai tout de même beaucoup aimé ce roman qui porte des réflexions intéressantes sur notre monde et son évolution potentielle. Attention, certains passages sont très durs et l’auteur n’hésite pas à verser dans le sanglant parfois. De plus, il aborde également certaines thématiques dont une notamment qui est particulièrement difficile donc lecteurs, soyez prévenus que « Bureau 26 » n’est pas un thriller bisounours. Loin de là. Pour ma part, je ressors donc ravie de cette lecture, car j’ai eu ce sentiment non seulement de lire quelque chose de très bon, mais aussi de lire quelque chose qui se distinguait de ce que j’ai l’habitude de lire dans le milieu du polar français. À la lecture de « Bureau 26 » j’ai repensé à certains romans de Nicolas Beuglet avec le sentiment de lire une version largement upgradée de ceux-ci. Je ne pourrais donc que recommander de découvrir « Bureau 26 » si vous souhaitez un polar haletant sans être rocambolesque qui explore des sujets actuels avec des personnages complexes, des tranchants et tout à fait crédibles. Une très belle découverte pour ma part ! Je croise les doigts désormais pour que l’auteur n’en a pas terminé avec Gabriel.
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.
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