Résumé du livre Personne ne doit savoir - Claire McGowan
Alison organise une réunion d'anciens camarades d'Oxford pour fêter une amitié longue d'un quart de siècle. Entre-temps, elle s'est mariée avec Mike, avocat d'affaires, dont elle a eu deux enfants. Elle vit dans la maison de ses rêves dans le Kent. Elle a réussi sa vie, et elle a bien l'intention d'en faire la démonstration lors de ces retrouvailles.
Mais la fête vire au drame lorsque Karen, la meilleure amie d'Alison, fait irruption dans la maison, en état de choc. Elle affirme que le mari d'Alison l'a violée. Mike jure qu'il est innocent. À qui se fier ? Ce douloureux épisode fait resurgir les plus sombres souvenirs de leurs années de fac. Et certains sont prêts à tuer pour que ces souvenirs restent des secrets bien gardés.
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Critique littéraire de ReadTrip à propos de Personne ne doit savoir - Claire McGowan
Premier essai avec Claire McGowan pour ma part et si je ne regrette pas, je ne pense clairement pas me procurer rapidement un autre de ses romans. Tout d’abord, ma lecture n’avait franchement pas bien commencé. J’ai eu beaucoup de mal avec les 80/90 pages parce que l’histoire mettait du temps à se mettre en place, qu’il y avait beaucoup de personnages à assimiler et que tout ce qui se passait, c’était les préparatifs d’une petite soirée de retrouvailles entre anciens copains tous assez antipathiques. Tout ce petit monde vit dans un univers plutôt aisé et les turpitudes à deux balles de femme au foyer bourgeoise de la part d’Ali m’ont passable soûlé.
Et puis passer le premier tiers du roman, l’univers et les certitudes d’Ali volent en éclats et avec viennent s’immiscer des dilemmes moraux et c’est là que j’ai commencé à apprécier le roman. Parce qu’Ali est également bénévole dans un comité de direction d’un centre pour femmes violentées et alors qu’elle a toujours été du côté de la défense des victimes, là elle se retrouve à cause de son mari, le cul entre deux chaises. Et c’est clairement le principal point d’intérêt de "Personne ne doit savoir".
En effet, avec cette histoire, l’auteure s’est attaqué frontalement à la question du consentement et aussi des préjugés qu’on peut avoir sur les victimes et la valeur qu’on l’on donne ou non à leur parole. Et je salue le fait qu’elle l’ait fait avec pas mal de finesse et de nuances. Elle aurait facilement pu tomber dans un discours très manichéen or ce n’est vraiment pas le cas. Les personnages sont très humains, car ils ont leurs qualités, mais aussi leurs défauts plus ou moins avouables, et même les protagonistes animés des meilleures intentions peuvent parfois être tentés de faire les mauvais choix par égoïsme ou autre. Le discours concernant le consentement était très bien et en plus de ça, Claire McGowan a réussi à le faire passer à deux niveaux, avec les personnages adultes et également avec un personnage adolescent, façon, je pense, de toucher et de se faire entendre aussi bien des lecteurs adultes que de le part d’un lectorat young adult (qui pourrait lire ce livre).
Cependant, bien que les messages sous-jacents soient tout à fait louables, je me suis globalement un peu ennuyé durant cette lecture et surtout, tout du long, j’ai eu du mal avec les personnages et certaines de leurs réactions. Tout le petit groupe m’a fait l’effet d’un groupe d’ados attardés très, très fortement portés sur la bouteilles (d’ailleurs, tout du long, l’abus d’alcool est prétexte à tous les abus et débordements.) et dont les hormones débordent à tel point qu’ils semblent incapables de se retenir de coucher les uns avec les autres (et ce bien qu’il y ait des enfants, ou plutôt des ados et pré-ados, à proximité). Pour ce qui est des petits retournements de situation, personnellement, je les avais vu venir, mais je pense qu’ils plairont aux lecteurs peu habitués du genre ou friands de thrillers domestiques.
En résumé, si les thématiques et les messages véhiculés m’ont plut, que je les ai trouvé importants et que j’ai apprécié que l’auteure les ait traité avec nuances, je n’ai par contre pas aimé tout le reste autour. La mise en place du roman, les personnages et les réactions m’ont souvent fait lever les yeux au ciel. J’aurais donc un avis très ambivalent à propos de "Personne ne doit savoir". Je lui reconnais sans problème de nombreuses qualités, mais en même temps, je ne peux aussi oublier que je me suis parfois ennuyé durant ma lecture et que certains passages et personnages m’ont franchement soûlé.
Et puis, je crois que l’aspect assez marqué thriller domestique dans tout ce qu’il peut avoir de cliché (et donc de redondant par rapport à d’autres titres du genre) m’a gêné. Je pense que j’aurais bien plus apprécié un roman traitant de ces sujets dans un roman plus contemporains ou dans un thriller beaucoup moins estampillé thriller domestique grand public. Mais là, on entre vraiment dans un jugement littéraire très personnel. "Personne ne doit savoir" est donc un roman intéressant pour ses messages et ses sujets de fond, mais pour ma part, il n’a pas su totalement m’embarquer à cause de ses personnages et de certains ressorts scénaristiques soient éculés, soient assez incompréhensibles pour moi. Dommage.
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.

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