Résumé du livre Respire - Niko Tackian
Le sable très blanc, l’océan turquoise. Voici ce que découvre Yohan à son réveil. Un endroit paradisiaque où il va entamer une nouvelle vie. Avoir une deuxième chance d’être heureux. Pour arriver sur cette île inconnue, il a signé un contrat avec une mystérieuse société qui promettait de le faire disparaître et d’effacer toute trace de son passé.
Les premiers jours, Yohan savoure son insouciance retrouvée. Mais peu à peu, un sentiment d’étrangeté le gagne. L’île héberge une dizaine d’habitants plus énigmatiques les uns que les autres. Pourtant les maisons abandonnées, les échoppes désertes dans les rues balayées par le vent laissent penser qu’un jour ils ont été bien plus nombreux. Où sont passés les autres ?
Yohan veut comprendre. Mais jamais il n’aurait dû chercher à voir l’envers du décor. Car c’est bien connu, la connaissance fait voler en éclats le paradis…
Critique littéraire de ReadTrip à propos de Respire - Niko Tackian
Aïe, il y a bien longtemps que je n’étais pas tombée sur une telle déception littéraire. Non pas que j’avais forcément de grandes attentes en me lançant dans cette lecture, pas du tout même, mais j’ai tout de même été assez intriguée par la situation de départ et le fait que la thématique des évaporés ait été citée. Je suis donc rentrée dans ce roman avec la ferme intention de me laisser porter et en espérant y trouver une thématique intéressante et pourquoi pas être surprise. Finalement, je n’ai rien eu de tout cela.
L’une des choses qui m’a rapidement sauté aux yeux en lisant "Respire" c’est qu’il s’agit d’un roman très différent de ce que Niko Tackian a l’habitude d’écrire. Tout du long, on est avec quelque chose de très mystérieux, très brumeux au point même que parfois, je me suis demandé si je n’allais pas être dans un roman qui flirte avec le fantastique ou le paranormal, dans le même esprit que "Dôme" de Stephen King. Et ce changement de type d’histoire ne me dérangeait pas en soi. Je redoutais juste de tomber encore dans une histoire avec un dénouement jouant sur la mémoire et devinez quoi ? Ce fut le cas… Je trouve que l’auteur use beaucoup trop de ce ressort scénaristique qui en plus de ça a été usé jusqu’à la corde dans ce genre de roman, tant et si bien que j’ai eu l’impression d’avoir déjà lu mille fois cette histoire.
D’ailleurs, en parlant d’impression de déjà vu, j’ai surtout en le sentiment de lire un roman très, très inspiré d’un autre roman à suspense d’un autre auteur de thriller français (dont je ne serais d’ailleurs pas étonnée qu’il s’agisse d’un ami de Niko Tackian). Alors on n’est pas sur un plagiat total, mais il y a quand même de nombreux parallèles très troublants. Je préfère taire le titre de cet autre roman dans un souci de ne rien divulgâcher, mais j’ai trouvé cela franchement dommage ("Respire" étant paru tout juste un an après l’autre roman.). On sent aussi qu’il s’est très fortement inspiré d’un second roman, américain ce coup-ci, qu’il cite d’ailleurs dans la note de l’auteur à la fin. Le problème, c’est que ce roman américain est tellement bon et tellement vu comme une référence dans le genre que forcément, "Respire" à côté ne peut apparaître comme une pâle (très, très pâle) copie.
Pour ce qui est de la thématique des évaporés, elle est effectivement citée deux fois, mais c’est tout. En aucun cas, elle n’est pas creusée et c’est bien dommage parce que j’aurais vraiment trouvé cela intéressant. Autant dire tout de suite que si vous recherchez un roman crédible, je ne vous conseillerais pas celui-ci. Après l’avoir terminé et en repensant à différentes scènes, je l’ai trouvé bourré d’invraisemblances et hautement improbable. Et puis malheureusement, la fin m’a laissé un énorme goût de "tout ça pour ça".
C’est dommage parce qu’en soi le côté huis clos sur une île était plutôt sympa et assez angoissant en effet, mais à la fin le château de cartes s’écroule. Je ne suis pas contre le fait que les auteurs s’essayent à des styles différents, bien au contraire, et j’ai bien compris avec la note de l’auteur à la fin qu’il a voulu traiter cette histoire comme une sorte de conte philosophique presque, mais avec moi ça ne l’a pas fait, désolée. Soit il aurait dû aller à fond dans le côté conte philosophique et assumer ce parti-pris, soit rester dans ce qu’il fait habituellement et qu’il fait ma foi plutôt pas trop mal. Je crois que décidément, là où je le préfère, c’est dans sa saga Tomar Khan. En-dehors de cela, il tourne trop en rond sur la mémoire et l’amnésie et il y a déjà tellement de romans (et de très, très bons) ayant été écrits sur ces sujets que bien souvent ça fait flop avec moi.
Clairement pas mon préféré de l’auteur et si vous souhaitez tenter Niko Tackian, ce n’est donc pas vers celui-ci que je vous conseillerai de vous pencher, mais plutôt vers "Toxique" ou pourquoi pas "Avalanche hôtel" (que j’avais aimé lors de ma lecture même si j’avoue qu’aujourd’hui je n’en garde pas forcément beaucoup de souvenirs si ce n’est le décor des Alpes suisses).
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.

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