Résumé du livre Tout est fatal - Stephen King
Ça vous dirait de vivre votre propre autopsie ?
De rencontrer le Diable ?
De vous tuer par désespoir dans les plaines enneigées du Minnesota ?
De fuir la police en compagnie de Dillinger ?
De devenir assassin via l’internet ou de trouver la petite pièce porte-bonheur qui vous fera décrocher le jackpot ?
Alors, laissez-vous guider par Stephen King.
Critique littéraire de ReadTrip à propos de Tout est fatal - Stephen King
J’arrive gentiment vers la fin de ma découverte de la bibliographie de Stephen King et j’avoue qu’il y a un moment que ça me titillait de lire ce recueil. Comme souvent avant de se lancer dans un recueil de nouvelles, il y a un côté un peu excitant car on ne sait pas vraiment sur quoi on va tomber. Je crois que c’est ce qui me plaît le plus dans les recueils de nouvelles, le fait de plonger un peu à l’aveugle et de naviguer à travers de multiples micros univers. Et avec King dieu seul sait à quel point ces univers peuvent être souvent flippants et parfois interconnectés.
Salle d’autopsie numéro 4
J’ai adoré cette nouvelle. Le principe est plutôt simple : King a décidé de nous plonger dans les pensées d’un homme qui se retrouve sur une table d’autopsie, encore vivant et incapable du moindre mouvement et du moindre son. C’est diabolique et particulièrement réussi. Cette nouvelle est angoissante à souhait, car elle joue sur cette peur presque primale d’être enterré vivant ou là, autopsié vivant. J’ai dévoré cette histoire d’une traite et en apnée. Une super nouvelle du King !
L’homme au costume noir
Une nouvelle ma foi sympathique, mais somme toute classique. Stephen King y vient une fois de plus nous tricoter une histoire autour des peurs de l’enfance sur fond de rencontre avec le diable. Il n’y a rien à dire, il sait particulièrement bien mettre en scène les enfants dans ses histoires, et même si cette nouvelle n’est pas des plus mémorables, elle était tout de même un poil angoissante et l’ambiance était réussie.
Tout ce que vous aimez sera emporté
Nouvelle plutôt réussie sur le suicide. Durant toute l’histoire ,on se demande si notre héros solitaire va passer à l’acte ou non. Plusieurs micro événements lui font retarder son geste jusqu’à ce qu’il s’en remette au destin. J’ai bien aimé la tension et le jeu d’équilibriste permanent qui égraine cette nouvelle.
La mort de Jack Hamilton
Voilà une nouvelle qui m’a pas mal laissée de marbre. Non pas qu’elle soit mal écrite non, mais je pense que tout simplement l’histoire et le contexte ne m’ont pas parlé. N’étant pas particulièrement fan ni même un tant soit peu attirée par les histoires de gangsters à l’ancienne type Bonnie and Clyde et compagnie, je n’y ai donc pas particulièrement trouvé mon compte. De plus, je n’y ai pas retrouvé la touche King. Pour moi, c’était une petite histoire de braqueurs de banque très classique voire même disons-le, un peu trop banale à mon goût.
Salle d’exécution
Nouvelle sympa avec une tension intéressante qui se lit comme une scène de film d’espionnage avec quelques relents de Tarantino au passage. Pas la meilleure nouvelle de King et là encore, je n’ai pas forcément retrouvé la patte de l’auteur si ce n’est dans quelques détails particulièrement gores et sanguinolents impliquants un engin à décharge électrique.
Les petites sœurs d’Eluria
Cette nouvelle est un peu plus longue que les autres, mais cela ne m’a pas étonné étant donné qu’elle prend place dans l’univers de la Tour sombre, saga si chère au cœur de Mr King que je pense, il s’est un peu laissé aller lors de l’écriture. Globalement, c’est une nouvelle que j’ai bien aimée, même si je n’ai pas encore lu la saga de la Tour sombre. Je pense qu’un lecteur ayant connaissance de cet univers appréciera encore plus cette histoire, mais elle reste malgré tout globalement compréhensible. Elle m’a un peu déstabilisé par moments, car je n’ai pas du tout l’habitude de lire de la pure fantaisie comme cela, mais malgré tout, elle a renforcé ma curiosité et mon envie de découvrir l’univers de la Tour sombre et des aventures de Roland.
Tout est fatal
Encore une nouvelle assez longue (en même temps, c’est elle qui donne son nom à ce recueil de nouvelles). J’ai beaucoup aimé cette nouvelle typique, je trouve, du style et de l’univers de King. Comme souvent avec lui, on retrouve la thématique de la société un peu secrète qui se sert d’êtres humains à des fins bien moins reluisantes que ce qu’elle voudrait faire croire. On y retrouve aussi le sujet de la culpabilité et la fin m’a beaucoup fait penser à la fin de "Running man". Une très très bonne nouvelle parfaitement kinguienne.
L.T et sa théorie des A.F
Probablement la nouvelle que j’ai le moins aimé. Elle avait pourtant une bonne base, mais je ne l’ai pas trouvé aboutie et je n’ai pas non plus aimé la fin. Dommage.
Quand l’auto-virus met cap au nord
Voilà une bonne nouvelle de type horrifique. Plutôt classique dans l’idée, mais qui fonctionne bien. C’est là encore une histoire dans laquelle on retrouve parfaitement la patte de Monsieur King. La tension monte efficacement et la fin est savoureuse dans le genre.
Déjeuner au Gotham café
Je n’ai pas aimé cette nouvelle. Au tout départ je me suis dit "Pourquoi pas, ça peut donner quelque chose" et finalement cette histoire devient tout à coup rocambolesque et presque grotesque sans qu’on ne comprenne pourquoi. C’était bizarre et ça donnait l’impression de juste être prétexte à créer des scènes gores et sanguinolentes sans autre raison que de vouloir déverser des litres de sang et des mètres de boyaux.
De plus, je n’ai pas aimé le traitement du personnage féminin de cette histoire que j’ai trouvé très facile et même caricatural. Enfin, la fin était elle aussi ratée et sans intérêt. Vraiment, je n’ai pas compris l’intérêt de cette nouvelle.
Cette impression qui n’a de nom …
Une très chouette nouvelle angoissante à souhait. King nous livre sa vision d’un jour sans fin avec une inexorable fin brutale. J’ai beaucoup aimé le principe de cette courte histoire avec à chaque fois quelques variations mais quoi que fasse la narratrice, elle semble condamnée à foncer encore et encore droit vers l’enfer.
1408
J’avais vu l’adaptation cinématographique de cette histoire avant de la lire et comme bien souvent avec les adaptations des romans de Stephen King, de nombreuses libertés ont été prises. En effet, dans cette nouvelle, l’auteur nous livre une version kinguienne de l’hôtel hanté. Dans l’adaptation, il se passe pas mal de choses dans cette chambre et on explore le passé du personnage principal, dans la nouvelle, rien de tout cela. Pratiquement dès l’entrée de Mike Enslin dans la chambre, les nombreuses bizarreries, la sensation de mal-être et la peur prennent très vite toute la place là où dans le film, tout cela monte crescendo en prenant son temps.
Finalement, j’ai trouvé que King était resté très en surface avec cette nouvelle. Le principe de base était bon, mais le traitement trop rapide, trop lacunaire et parfois trop flou à mon goût. C’était sympa à lire, mais je suis restée sur cette idée que ça aurait pu être beaucoup mieux.
Un tour sur le bolid’
J’ai adoré cette nouvelle ! Un pur produit de ce que j’aime chez Stephen King c’est-à-dire un mélange d’étrange un peu macabre, mais aussi d’émotions et d’humanité. Le principe de cette histoire est simple : un fils qui a été élevé seul par sa mère, reçoit un coup de fil lui apprenant que sa mère est à l’hôpital. Il part donc immédiatement en faisant du stop pour aller la voir, mais croise en chemin un conducteur plus qu’étrange.
J’ai aimé la petite dose d’angoisse apportée par ce conducteur, mais aussi et surtout finalement la fin et le lien entre ce fils et sa mère. Une chouette histoire touchante sur l’amour filial, sur cette peur de perdre ceux qu’on aime et sur le fait de profiter d’eux autant que possible, tant qu’on a la chance de les avoir à nos côtés.
Petite chansseuse
Le recueil se clôture sur cette nouvelle assez courte pour le coup et ce n’est pas le seul point de rupture avec le reste de l’ouvrage. En effet, c’est aussi la seule histoire qui ne parle pas de mort d’une façon ou d’une autre. L’histoire est sympa, mais j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle a été ajoutée dans ce recueil-ci.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles dans lequel King s’est amusé à expérimenter différentes histoires et concepts autour de la mort. Même si toutes les histoires ne m’ont pas marqué de la même façon, avec la même intensité, et même si je les ai appréciées à des degrés variables, globalement, c’est un recueil que j’ai apprécié lire.
J’ai aimé le fait que les nouvelles soient à peu près toutes équivalentes en termes de longueur (à une ou deux exceptions près). Comme bien souvent avec Stephen King, on a un mélange de scènes d’horreur ou juste d’angoisse et de personnages profondément humains. J’ai trouvé que globalement, on retrouvait bien la pâte de King dans ce recueil.
J’ai beaucoup aimé le fait qu’à la fin de chaque nouvelle, King ait écrit un petit mot sur le pourquoi du comment de la nouvelle en question. Mon côté fan girl s’est régalé de ces petits laïus de l’auteur. Après, je suis honnête aussi en disant que d’ici quelque temps, je ne suis pas certaine de retenir avec détails la plupart des nouvelles.
Et puis j’ai noté que la traduction laissait franchement parfois à désirer (ex : vente de garage à la place de vide-grenier, Owen qui est écrit comme étant le frère de King alors que c’est son fils…). Avec les anciens King, c’est malheureusement monnaie courante et c’est franchement énervant. En résumé, "Tout est fatal" est un recueil plutôt cool avec quelques nouvelles assez mémorables, mais il ne restera pas non plus parmi mes King préférés.
NOTA BENE
L’avis de la rédaction est purement personnel et nous ne prétendons en aucun cas que cette critique littéraire soit à prendre comme une vérité absolue. Nous vous invitons donc à laisser votre propre critique dans les commentaires et à noter ce livre afin d’avoir un avis général représentant au mieux la foule des lecteurs.
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